
| Psaume 61 Ecoute mon cri, Seigneur mon Dieu, sois attentif à ma prière ! J'ai le mal du pays, je voudrais revoir son ciel, les images de mon enfance, les souvenirs de mes racines. C'est trop dur d'être immigré, méprisé pour ma couleur de peau, humilié pour mon accent, déconsidéré pour mes origines, dédaigné parce que je ne suis pas né ici. Tu es mon seul abri, le seul qui me comprenne. Je veux rester près de toi, rêvant à mon pays. Je ne peux compter que sur toi, espérer le jour où je t'appellerai sous le ciel qui m'a vu naître. |
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| Psaume 62 Celui qui veut tenir debout ne peut s'appuyer que sur Dieu ! Ça vous amuse de vous attaquer aux hommes, de bafouer leur dignité, de les humilier, de les rabaisser, de les abattre comme on fait tomber un vieux mur en ruine ? Arrêter de ne prendre plaisir qu'au mensonge, vous ne trompez personne ! Celui qui veut tenir debout ne peut s'appuyer que sur Dieu ! Vous ne savez que faire semblant, vous faites des sourires, vous vous répandez en paroles mielleuses, et au-dedans de vous, vous méditez le mal ! Renoncez à la violence, les richesses encrassent votre cur, les pillages et les rapines vous font perdre le souffle ! Vous croyez avoir de la valeur parce que vous dominez ? Tous ensemble sur une balance, vous ne pèseriez pas plus qu'une plume ! Celui qui veut tenir debout ne peut s'appuyer que sur Dieu ! Dieu seul peut faire vivre, il est mon rocher, ma citadelle, mon espoir, mon abri devant la violence. Retournez-vous vers lui, lui seul fait vivre, il est votre richesse, seul chemin de bonheur. Il est promesse de délivrance, certitude de libération. Vous tous qui courez vers le mal à perdre haleine, regardez-le en confiance, il est souffle de vie ! Celui qui veut tenir debout ne peut s'appuyer que sur Dieu ! |
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| Psaume 63 Désert de sable, rochers arides, un vent suffoquant qui prend à la gorge, j'ai soif ! Et mon cur a soif de toi, mon Dieu. J'ai vu partout les traces de ta gloire, ta grandeur et ta puissance. Je veux te bénir toute ma vie, chanter ton nom, mais aujourd'hui je suis en plein désert. Désert de sable, rochers arides, un vent suffoquant qui prend à la gorge, j'ai soif ! Et mon cur a soif de toi, mon Dieu. Je resterais des heures à te prier, tu es mon abri, mon secours, ma force. Près de toi, je me rassasie de bonheur, mais aujourd'hui je suis en plein désert. Désert de sable, rochers arides, un vent suffoquant qui prend à la gorge, j'ai soif ! Et mon cur a soif de toi, mon Dieu. Ceux qui me poussent au désespoir, qu'ils disparaissent sous terre ! Mon cur se réjouira près de toi, mon Dieu, mais aujourd'hui, je suis en plein désert. Désert de sable, rochers arides, un vent suffoquant qui prend à la gorge, j'ai soif ! Et mon cur a soif de toi, mon Dieu. |
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| Psaume 64 Regarde-les, Seigneur ! Acharnés au mal, obstinés à nuire ! Ils combinent leurs magouilles, ils n'ont peur de rien, ils échafaudent des plans, ils ourdissent leurs complots, tissent leur toile et sont tout fiers de leurs machinations. Ils s'encouragent mutuellement et s'imaginent rester dans l'ombre, sans prendre de risques. Ecoute-moi, Seigneur ! Garde ma vie de leurs attaques, tire-moi de la peur ! Il suffirait d'un geste de ta part pour que s'écroulent leurs conspirations, pour qu'ils s'effondrent et que tous rient de leur déconfiture. Ils n'ont même pas eu le temps de s'en apercevoir ! Alors, tous sauront que tu es mon salut, et les justes mettront en toi leur espérance ! |
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| Psaume 65 Louange à toi, Seigneur mon Dieu ! Nous venons à toi avec le poids de nos misères, avec le fardeau de nos péchés. Mais aussi noires soient nos fautes, tu les effaces ! Louange à toi, Seigneur mon Dieu ! Heureux celui qui vient vers toi, qui trouve sa joie dans ta maison. Tu lui offres l'amour qui déborde de ton cur ! Louange à toi, Seigneur mon Dieu ! C'est toi qui fais exister la création, qui maintiens les montagnes et traces les vallées. Tu soulèves et apaises le fracas des flots. Louange à toi, Seigneur mon Dieu ! Tu combles la terre de richesses, tu arroses les sillons, tu les détrempes d'averses. Tu fais germer la graine. Louange à toi, Seigneur mon Dieu ! Le soleil brille au firmament, les prairies s'habillent de troupeaux, les vallées de vigne et de blé. Le désert refleurit, les collines débordent de joie. Louange à toi, Seigneur mon Dieu ! Les hommes sont saisis d'admiration, ils crient de joie devant tes bienfaits. Et l'univers entier devient un hymne à ta gloire ! |
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| Psaume 66 Merci, Seigneur, tu m'as sauvé ! Acclamez Dieu, toute la terre, chantez le Dieu qui libère, rien ne résiste devant lui ! A la prière de Moïse, la mer s'ouvrit, offrant une vie nouvelle aux fils d'Israël, mettant en débandade les armées de Pharaon ! A la prière de Josué, le fleuve s'assécha, ouvrant la terre promise à l'Arche d'Alliance, fondant la naissance du peuple de l'alliance ! Grandes, redoutables, merveilleuses sont tes uvres, Seigneur, mon Dieu ! Merci, Seigneur, tu m'as sauvé ! Acclamez Dieu, toute la terre, chantez le Dieu qui libère, il est le Dieu de l'alliance ! Tu as choisi les enfants d'Israël pour en faire ton peuple, tu les as épurés, comme le fondeur épure l'or au creuset, tu les as purifiés, comme on lave la laine au ruisseau. Devant le Sinaï, dans les éclairs, le tonnerre et le feu, tu as donné la loi, le code de l'alliance, l'abondance de ton amour ! Grandes, redoutables, merveilleuses sont tes uvres, Seigneur mon Dieu ! Merci, Seigneur, tu m'as sauvé ! Acclamez Dieu, toute la terre, chantez le Dieu qui libère, il a écouté ma prière ! Aux jours où l'angoisse m'étreignait le cur, j'ai mis ma confiance en lui, je n'ai jamais douté, j'ai crié vers lui, mon cur est sûr de lui. Aux jours où la misère assombrissait ma vie, il a écouté ma prière, il m'a délivré, et aujourd'hui je m'acquitte de mes vux, comme je l'ai promis. Grandes, redoutables, merveilleuses sont tes uvres, Seigneur mon Dieu ! Merci, Seigneur, tu m'as sauvé ! |
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| Psaume 67 Dieu, tu es le Dieu de l'univers ! Tu nous as bénis par le soleil qui fait germer la graine, qui fait dorer les épis et blondir les moissons, qui gonfle les raisins et donne sa chaleur. Que tous les peuples te rendent grâce ! Dieu, tu es le Dieu de l'univers ! Tu nous as bénis par la pluie qui vivifie la terre, par l'eau vive qui abreuve les sillons, par les ruisseaux au milieu des prairies. Que tous les peuples te rendent grâce ! Dieu, tu es le Dieu de l'univers ! Tu nous bénis en nous donnant la paix, l'abondance de tes dons, l'amour qui déborde de ton cur. Que tous les peuples te rendent grâce ! Dieu, tu es le Dieu de l'univers ! |
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| Psaume 68 Tu es grand, Dieu-avec-nous ! Chantez Dieu, vous qui l'aimez, vous qui placez en lui votre confiance ! Ne tremblez pas, car il est bon, son amour est débordant ! Ses ennemis se dispersent, le mal fond devant lui comme de la cire ! Tu es grand, Dieu-avec-nous ! Quand le souffle planait sur l'abîme du chaos, tu étais là ! Quand se façonnaient les montagnes, tu étais là ! Quand les nuées allaient et venaient sur les collines, tu étais là ! Tu es grand, Dieu-avec-nous ! Quand l'homme se laissa égarer par le mal, tu es resté près de lui ! Quand l'homme a eu peur de toi, tu es resté près de lui ! Quand l'homme a voulu décider seul le bien et le mal, tu es resté près de lui ! Tu es grand, Dieu-avec-nous ! Quand Abraham partit à l'aventure, c'est toi qui l'appelais ! Quand Joseph fut vendu comme esclave, c'est toi qui l'appelais ! Quand Moïse aperçut le buisson de feu, c'est toi qui l'appelais ! Tu es grand, Dieu-avec-nous ! Quand la terre du Sinaï tremblait, c'est toi qui nous parlais ! Quand la montagne était secouée par le tonnerre, c'est toi qui nous parlais ! Quand les cieux même fondaient sous les éclairs, c'est toi qui nous parlais ! Tu es grand, Dieu-avec-nous ! Quand ton peuple a traversé la mer, tu étais avec nous ! Quand ton peuple harassé traversait le désert, tu étais avec nous ! Quand ton peuple assoiffé pleurait après l'eau vive, tu étais avec nous ! Tu es grand, Dieu-avec-nous ! Quand la faim nous tenaille, la manne est nourriture : c'est toi qui nous nourris ! Quand la soif nous tourmente, l'eau jaillit du rocher : c'est toi qui désaltères ! Quand la peur nous harcèle, le courage revient : c'est toi notre vie ! Tu es grand, Dieu-avec-nous ! Quand ton peuple exténué entrait en terre promise, tu étais là ! Quand les remparts de Jéricho se sont écroulés, tu étais là ! Quand les armées et les rois se dispersaient en déroute, tu étais là ! Tu es grand, Dieu-avec-nous ! Quand Samson renversait les portes des philistins, tu étais avec nous ! Quand Gédéon rassemblait ton peuple pour la victoire, tu étais avec nous ! Quand Madian, Amalec, Edom, Ammon partaient en débandade, tu étais avec nous ! Tu es grand, Dieu-avec-nous ! Quand Samuel prit le chemin de Bethléem, tu étais avec lui ! Quand David installa l'arche d'alliance à Sion, tu étais avec lui ! Quand Salomon construisit ta demeure de pierre et de bois, tu étais avec lui ! Tu es grand, Dieu-avec-nous ! Quand Elie tonnait au sommet du Carmel contre Baal, c'est toi qui parlais ! Quand Jérémie parlait avec courage et passion, c'est toi qui parlais ! Quand Osée voyait en toi l'époux trompé et toujours aimant, c'est toi qui parlais ! Tu es grand, Dieu-avec-nous ! Quand tes enfants sont réunis en ton nom, tu es au milieu d'eux ! Quand tes enfants vivent la solidarité et l'entraide, tu es au milieu d'eux ! Quand tes enfants chantent ton amour, tu es au milieu d'eux ! Tu es grand, Dieu-avec-nous ! Quand Saba se prosternait à Jérusalem, tu étais là ! Quand Naaman se purifiait dans le Jourdain, tu étais là ! Quand les extrémités du monde se retrouvent dans la paix, tu es là ! Tu es grand, Dieu-avec-nous ! Dans la pauvreté de la crèche, tu es né ! Dans la solidarité avec les petits, tu as vécu ! Dans l'abandon, tu es mort ! Tu es grand, Dieu-avec-nous ! Devant le tombeau vide, tu es là ! Dans le tourbillon de vent et de feu de la Pentecôte, tu es là ! Dans toute l'histoire des hommes, tu es là ! Tu es grand, Dieu-avec-nous ! Quand les hommes se parlent et construisent ensemble, tu es avec eux ! Quand les hommes s'entendent pour promouvoir la vie, tu es avec eux ! Quand les hommes espèrent et aiment, tu es avec eux ! Tu es grand, Dieu-avec-nous ! Dans l'attente du Royaume, tu es avec nous ! Dans les gestes de paix, tu es avec nous ! Dans l'espérance, tu es avec nous ! |
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| Psaume 69 Au secours ! Chaos, gouffre, abîme, je me noie ! Pourquoi cette conspiration contre moi, cette ligue attachée à ma perte ? On me traite de voleur, c'est faux ! Je sais bien que je ne suis pas irréprochable. Mon Dieu, je suis nu devant toi, je ne peux pas tricher avec toi, rien ne t'échappe. Tu connais mes fautes, mais j'espère en toi ! Viens à mon secours ! C'est parce que je reste fidèle qu'ils s'acharnent sur moi ! Insultes, humiliations, rien ne m'est épargné, tous m'ont rejeté, jusqu'à mes proches et ma propre famille. Que je prie ou que je jeûne, on me tourne en dérision je suis écrasé de quolibets, d'insultes, de plaisanteries d'ivrognes. J'essaie de résister, mais trop, c'est trop ! Je craque, sauve-moi ! Je me sens englouti dans un bourbier fétide, emporté dans un tourbillon, étouffé dans un gouffre, submergé par l'angoisse ! Leurs moqueries m'ont abattu, que leur fiel et leur poison les contaminent, que leurs forces les quittent, qu'ils soient les victimes de leur propre assurance ! Qu'ils s'effondrent sous le poids de leur méchanceté, et que moi je me redresse à ton appel ! Je te chanterai ma joie ! Car je sais que tu ne méprises pas le pauvre, que tu accordes ta préférence à l'humble. Magnifique est le Seigneur, mon sauveur, que sans fin toute la terre l'acclame ! |
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| Psaume 70 Au secours, Seigneur, mon Dieu, viens à mon aide ! Autour de moi, on se moque de moi, couvre-les de honte ! Ils se réjouissent de mes ennuis, qu'ils s'enfuient la tête basse ! Ils rigolent de moi, que leur rire s'étrangle dans leur gorge ! Moi, je t'appelle, j'ai confiance en toi, tous ceux qui te cherchent se réjouiront de ton amour ! |
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| Psaume 71 Seigneur, mon Dieu, mon abri, défends-moi ! Depuis ma naissance, tu es mon Dieu, jamais je ne me suis éloigné de toi. Déjà dans ma jeunesse, j'ai mis ma confiance en toi, tu es mon seul espoir. Seigneur, mon Dieu, mon abri, défends-moi ! Tu m'as toujours accueilli, tu as toujours écouté ma prière. J'ai passé ma vie à te chanter, tu es mon seul bonheur. Seigneur, mon Dieu, mon abri, défends-moi ! Mais le bonheur fait des jaloux, ma joie paraissait provocante. Maintenant que vient la vieillesse, on me guette pour accélérer ma chute. Seigneur, mon Dieu, mon abri, défends-moi ! Ça paraissait impossible à tous que je te sois toujours fidèle. Maintenant il suffirait d'un faux pas pour qu'on se déchaîne contre moi. Seigneur, mon Dieu, mon abri, défends-moi ! Ils sont là, tout autour, ceux qui me détestent, prêts à m'attaquer. Maintenant que mes forces me quittent, ils croient que tu m'abandonnes. Seigneur, mon Dieu, mon abri, défends-moi ! Fais-leur honte, à ceux qui me croient sans défense, qu'ils connaissent à leur tour l'humiliation ! Et moi je chanterai plus fort encore la louange de ta gloire. Seigneur, mon Dieu, mon abri, défends-moi ! Plus que jamais j'ai confiance en toi, toi qui m'as fait voir ta bonté depuis mon enfance. Maintenant, je sais que tu restes avec moi, et ton amour fait mon admiration ! Seigneur, mon Dieu, mon abri, défends-moi ! Les années s'accumulent, la vieillesse m'accable, mais tu viens me consoler. Toute ma vie, j'ai vu le mal et la détresse, mais tu m'as délivré. Seigneur, mon Dieu, mon abri, défends-moi ! Alors je chante sans retenue tes merveilles, je chante ton amour tout au long des journées. Ceux qui me guettent en seront pour leurs frais, tu me donnes la vie ! Seigneur, mon Dieu, mon abri, défends-moi ! |
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| Psaume 72 Seigneur, donne à tes enfants le discernement, un jugement sûr. Ainsi la paix, la concorde et l'entente régneront entre les hommes, les pauvres vivront en sécurité, les méchants et les bourreaux seront au chômage. A travers les temps, sous la lune ou le soleil, sous la pluie ou la neige, à travers l'espace, les pays et tous les continents, la justice germera et la paix fleurira. Les puissances du mal buteront contre tes enfants, le monde entier les admirera et les suivra. Les petits seront protégés, les abandonnés secourus. La violence disparaîtra, l'abondance régnera sur la terre, froment et blé à foison, profusion de biens. Les déserts fleuriront, les montagnes se couvriront de champs. Bénis soient tes enfants dans tous les âges, en eux seront bénis tous les habitants du monde ! Béni sois-tu, Seigneur, notre Dieu, car tu fais des merveilles ! |
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| Psaume 73 Ah ils ont bien failli m'avoir, les gourous de la triche, les spécialistes de la fraude, les experts en richesse les fossoyeurs de l'âme ! Il s'en est fallu d'un rien que je glisse sur la mauvaise pente. Mais comment résister ! Tout leur réussit, la triche, la fraude, la tromperie, ils accumulent les richesses, rien ne leur manque, de la voiture à la télé en passant par la résidence secondaire, l'ordinateur et le téléphone portable ! Arrogance, suffisance, prétention, insolence, ils regardent tout le monde de haut et méprisent ceux qui n'ont pas réussi. Leur prestance excite l'envie, ils ont l'air de ne jamais avoir d'ennuis. Mais derrière les apparences, orgueil, méchanceté ont tout détruit. Derrière les façades vitrées de leurs immeubles vides, tout n'est que ruine. La violence a tout lézardé, ils sont bouffis de graisse, et de partout suintent la malice, l'artifice et l'échec. Ils ont beau ricaner, railler, ridiculiser, ils ne trompent pas. Car Dieu est bon pour les hommes au cur pur. Il donne un esprit ferme et le discernement. Alors que tous autour de moi se sont laissés tromper, abuser, mystifier, j'ai ouvert les yeux et reconnu le mal. Pendant que tous couraient vers les plaisirs ou vers l'argent facile, j'ai réfléchi et j'ai deviné ma propre ruine. Comme si Dieu pouvait ignorer le fond des curs, comme si on pouvait faire semblant avec lui, tricher et l'abuser, entasser les richesses et feindre de prier, J'ai bien failli tomber dans le piège et faire comme eux, me lancer dans la tromperie, tomber dans le chaos ! L'horreur m'a saisi, comme si dans l'épouvante, je m'éveillais d'un cauchemar. J'étais complètement abruti, stupide, aveugle, je ne voulais pas comprendre, patiemment, le Seigneur est resté près de moi, me tenant par la main pour me conduire. J'ai fait taire ce désir de la terre pour m'ouvrir à Dieu. Il sera mon héritage à jamais ! |
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| Psaume 74 Reviens, Seigneur ! Regarde notre monde en ruines et le chaos des curs ! Voilà où nous a conduit notre prétention à nous passer de toi ! Ne nous rejette pas, Seigneur ! Tout est saccagé, détruit, démoli, tout ce que nous avions de plus précieux ! La litanie des guerres, des conflits, des affrontements est sans fin, la liste des morts de nos batailles, de nos luttes et de nos bagarres ne cesse de s'allonger et rien ne l'arrête. A peine reconstruit, nous savons démolir. Nous avons inventé les armes les plus effroyables et le monde ne vit plus que dans l'équilibre de la terreur. Jérusalem, Beyrouth, Dubrovnik, Srebrenica, Grozny, Hiroshima, le monde entier ne cesse de brûler de l'incendie du mal. Nous avons beau faire, tes enfants passent pour trouble-fête, les prophètes se taisent ou nul ne les écoute. Ça ne peut plus durer ! Reviens, Seigneur, ne laisse pas l'adversaire prendre tant de place ! Autrefois la mer se fendait pour ouvrir un chemin de vie, rien ne te résistait, ni le vent ni la fureur des flots, ni la course du soleil ni les bêtes sauvages... C'est toi qui as fixé les limites de l'univers, étoiles et galaxies, les atomes et tous les corpuscules. Nous n'arriverons jamais seuls à rendre la paix au monde, la justice aux pauvres, le bonheur aux malheureux. La violence est partout, nous avons besoin de toi, viens ! |
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| Psaume 75 Merci, Seigneur, merci ! Tu fais justice aux petits et aux pauvres, tu rabaisses leur caquet aux arrogants. Dédaigneux, hautains, méprisants, insolents, vaniteux et prétentieux, tu leur fais baisser la tête, personne ne te résiste ! C'est toi qui as fait le monde, toute la création est entre tes mains. Ceux qui suivent tes chemins connaîtront le bonheur, ceux qui te refusent s'écrouleront dans l'amertume. Celui qui cherche à se grandir, à relever la tête, à regarder tous les autres de haut, tu lui fais sentir sa petitesse. Mais celui qui regarde vers toi, tu le valorises à ses propres yeux. Et moi, je chanterai sans fin ton amour ! |
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| Psaume 76 Tu es grand, Seigneur, Dieu-avec-nous ! Grâce à toi, l'arc et l'épée se sont brisés, la guerre s'est éloignée, la paix s'installe. Grâce à toi, ton peuple est en sécurité, ta lumière brille sur le monde. Tu es grand, Seigneur, Dieu-avec-nous ! Tu es terrible pour ceux qui te combattent, qui tiendrait devant toi ? Tu es terrible pour les princes et les rois, pour ceux qui se dressent devant toi. Tu es grand, Seigneur, Dieu-avec-nous ! Tu entends la voix de tes enfants, tu exauces leurs prières. Tu mets ta gloire dans notre bonheur, tu sauves les humbles de la terre. Tu es grand, Seigneur, Dieu-avec-nous ! |
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| Psaume 77 Seigneur, entends ma voix, entends mon cri ! Tout va mal, où es-tu, jour et nuit je te cherche, tu es mon seul réconfort. Je suis à bout de souffle, mes yeux se ferment de fatigue. Pourtant, autrefois, tu répondais à ma prière. Maintenant, je médite, je murmure... je ne comprends plus. Est-ce possible que tu rejettes la prière, que tu cesses d'être favorable à celui qui t'appelle ? As-tu épuisé ta réserve d'amour, ta Parole est-elle fatiguée ? As-tu fini d'avoir pitié des hommes, ou bien la colère t'aurait-elle fermé le cur ? Dieu, je ne comprends plus ! Non seulement je suis dans les ennuis jusqu'au cou, mais tu parais indifférent ! Oui, c'est terrible, Dieu a vraiment changé ! Autrefois, tu accomplissais des exploits, je me souviens de tes merveilles ! Je me redis tes prodiges, l'éclat de tes hauts-faits ! Qui est grand comme toi ? Et ce serait fini, tout ça ? Je ne peux pas croire que Dieu se soit effondré, qu'il nous ait roulés ! Tant de monde en avait été témoin, de tes promesses et de tes merveilles... La mer franchie, la mort vaincue, la vie nouvelle pour tes enfants, les nuées et le tonnerre, la montagne tremblante... Le Mal lui-même reculait et se cachait ! Dieu, ce n'est pas possible que tout ça soit de la blague ! Entends ma voix, le cri de ma prière, tu restes mon seul espoir ! |
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| Psaume 78 Ecoutez, mon peuple, écoutez ma Parole. Oui, nous t'avons entendu, Seigneur notre Dieu. De génération en génération, nous redisons tes merveilles. Nos pères nous les ont racontées, nous les répéterons à nos enfants. Ton alliance, nous la rappelons chaque jour, nous restons attachés à tes commandements. Notre espoir est en toi, garde-nous en ton amour. Ecoutez, mon peuple, écoutez ma Parole. Dans le passé, nos pères t'ont défié. Ils avaient oublié ta parole, ils avaient négligé la fidélité. ils avaient davantage confiance dans les alliances politiques que dans celle que tu avais conclue avec l'humanité. Ils avaient refusé ta loi, ils ne croyaient qu'en eux, ils ne se fiaient qu'à leurs propres forces, ils voulaient décider eux-mêmes ce qui est bien et ce qui est mal. Ecoutez, mon peuple, écoutez ma Parole. Et pourtant, ils avaient vu la colonne de nuée, la mer ouverte devant leurs pas, les rochers ouverts pour le jaillissement d'une source. Mais ils n'y croyaient pas, ils en voulaient toujours plus, ils t'ont défié, ils t'ont tenté. Ils préféraient la captivité à l'aventure de la liberté, la mort à la vie. Ecoutez, mon peuple, écoutez ma Parole. Ils ont préféré leur ventre à leur cur, ils ont voulu manger comme autrefois, table garnie de pain et de viande. Tu leur as offert la pluie de la manne, pain du ciel, et un vol de cailles, des vivres à satiété. Tu as assuré leur nourriture, ils ont mangé, mais plus tu en offrais, plus ils exigeaient. Ecoutez, mon peuple, écoutez ma Parole. Sourds à ta colère, ils ont continué à réclamer, à se plaindre, à gémir et à gronder, à te braver. Aveugles à tes merveilles, ils se sont enlisés dans le péché. Les déboires ont commencé pour eux, guerres, batailles, bagarres et escarmouches, massacres et amertume, mais ils ne se sont pas convertis. Ecoutez, mon peuple, écoutez ma Parole. Quand les malheurs les accablaient, au cur de la panique, ils se tournaient vers toi, mais ils faisaient semblant. Leurs prières n'étaient pas sincères, ce n'était que formalités, flatterie, fausseté, mensonge. Devant toi, ils protestaient de leur fidélité, mais sitôt le dos tourné, ils bafouaient ton alliance. Que de fois ils t'ont bravé ! Ecoutez, mon peuple, écoutez ma Parole. Et toi, inlassablement, tu pardonnais, tu sais que nous sommes faibles. Au lieu de colère, tu offres ta tendresse. Tu rappelais avec patience le fleuve devenu sang, les taons, les grenouilles, les criquets, la grêle, la gelée, les orages et les ténèbres étouffantes mêlées de sable. la ruine de l'Egypte. Ecoutez, mon peuple, écoutez ma Parole. Et comme leurs oppresseurs ne se convertissaient pas, la mort les a frappés, fureur et désespoir. Tes enfants, tu les emmenas vers le désert, sans crainte, comme un berger mène le troupeau. Tu les as guidés avec sagesse jusqu'à ta montagne sainte, tu leur as donné le signe de ton amour, et ils n'ont pas cessé de te provoquer ! Ecoutez, mon peuple, écoutez ma Parole. Tu avais beau faire, tu avais beau dire, ils t'ont bravé, ils ont refusé ta loi, ils ont dévié, trahi. Ils se sont fait des idoles, ils t'ont rejeté. Alors tu les as abandonnés à leur perversion, ils ont retrouvé la captivité, l'épée et la guerre, mort et lamentations au lieu des chants de noces. Comment faire vivre un homme contre son gré ? Ecoutez, mon peuple, écoutez ma Parole. Mais tu n'as pas abandonné tes enfants. A ceux qui ont gardé ton alliance, la confiance et la fidélité, tu as donné la vie. Tu es resté avec eux, tu les as gardés du danger, tu leur as donné la sagesse, la paix et la sérénité. Tu es leur berger et ils sont ton peuple, pour le temps et l'éternité. Ecoutez, mon peuple, écoutez ma Parole. |
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| Psaume 79 Ils sont venus, tout est détruit ! La ville n'est plus que ruines, ils n'ont rien respecté. Les incendies fument encore, les murs s'éboulent. Ils ont tiré sur tout ce qui bougeait, ils ont massacré tous les habitants. Que de sang versé ! Ils sont venus, tout est détruit ! Maintenant, ils se moquent de nous, ils nous narguent, ils nous provoquent, ils nous tournent en dérision. "Où est-il, votre Dieu ? Il vous a bien laissé tomber !" Mais toi, vas-tu les laisser dire ? Ta colère contre nous sera-t-elle donc sans fin ? Ils sont venus, tout est détruit ! Pardonne nos torts, viens à notre secours ! Délivre-nous de nos agresseurs, écoute notre plainte, épargne-nous de la mort ! Ceux qui ont dévasté le pays, qu'ils soient détruits, qu'ils connaissent le sort qu'ils nous réservaient ! Ils sont venus, tout est détruit ! Tes enfants n'ont plus d'autre recours que toi dans leur pays en ruines. Rends-nous l'espoir, relève notre échec, tire-nous du désastre, et tes enfants chanteront ta louange. Tout est détruit, mais tu nous relèveras ! |
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| Psaume 80 Dieu, ne nous abandonne pas ! Toi qui mènes ton peuple comme un troupeau, toi dont le trône domine les cieux, réveille ta vaillance et viens nous sauver ! Ne nous rejette pas, mets fin à nos épreuves, tout le monde se moque de nous ! Dieu, ne nous abandonne pas ! C'est l'histoire d'une vigne : tu l'arraches d'Egypte où elle s'étiolait, tu fais place nette pour la planter, elle prend racine et remplit le pays. Tu la soignes, elle prolifère, elle fait l'envie de tous. Ses sarments poussent du fleuve à la mer, des montagnes au désert. Elle était si abondante qu'elle faisait de l'ombre aux montagnes avec la majesté des cèdres du Liban. Dieu, ne nous abandonne pas ! Mais ta vigne n'a pas voulu comprendre qu'elle tenait de toi sa splendeur. Maintenant, ses clôtures sont rompues, plus personne ne la soigne et les passants grappillent ses maigres raisins. Dieu, ne nous abandonne pas ! Seigneur notre Dieu, reviens ! Visite cette vigne que tes mains ont plantée, regarde les ceps tordus, les sarments brûlés, protège-la, rends-lui sa splendeur. Nous avons compris notre péché. Jamais plus nous ne nous éloignerons de toi ! Dieu, ne nous abandonne pas ! |
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| Psaume 81 Ô mon peuple, si tu pouvais m'écouter ! Criez de joie pour Dieu, chantez-le avec l'orchestre, tout au long de la fête ! Car le Seigneur nous a montré son amour, ouvrez-vous à sa parole ! Ô mon peuple, si tu pouvais m'écouter ! "Tu te souviens, mon peuple, des années d'esclavage, du fardeau qui pesait sur ton épaule. Tu as crié vers moi, je t'ai délivré, tu as bien des raisons de me chanter merci !" Ô mon peuple, si tu pouvais m'écouter ! "Je t'ai conduit au désert pour t'éprouver, tu as connu la soif, la faim, la déception. Je t'ai laissé rouspéter, mais je t'ai délivré, tu as bien des raisons de me chanter merci !" Ô mon peuple, si tu pouvais m'écouter ! "Je t'ai conduit sur ma montagne, je t'ai parlé dans le tonnerre et la nuée. J'ai fait de toi mon peuple, tu as bien des raisons de me chanter merci !" Ô mon peuple, si tu pouvais m'écouter ! "Je t'ai promis fidélité, nous avons conclu une alliance, je t'ai donné ma loi. Et tu m'avais promis de n'avoir jamais d'autre dieu que moi, tu m'as chanté merci !" Ô mon peuple, si tu pouvais m'écouter ! "Et ça n'a pas duré. Tu n'as pas mis longtemps à t'écarter de moi, à cesser d'écouter ma parole, à oublier de me chanter merci !" Ô mon peuple, si tu pouvais m'écouter ! "Si mon peuple écoutait, revenait sur mes chemins, au lieu de n'écouter que ses propres pensées... Tu n'aurais plus d'ennemis, je te rassasierais de miel et de froment, et c'est en vérité que tu pourrais me chanter merci !" Ô mon peuple, si tu pouvais m'écouter ! |
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| Psaume 82 C'est toi, mon Dieu, le roi des rois ! Les rois ne s'intéressent qu'à l'apparence, ils soutiennent les riches, ils assurent les privilèges. Mais toi, Seigneur, tu juges selon la justice en faveur des petits, des pauvres, des orphelins, des faibles, des malheureux, des opprimés. C'est toi, mon Dieu, le roi des rois ! Et les rois, sans savoir, sans comprendre, s'en vont vers les ténèbres et vers la mort. Mais toi, Seigneur, mon Dieu, tu règnes sur la terre entière et tu domines tous les peuples ! C'est toi, mon Dieu, le roi des rois ! |
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| Psaume 83 Seigneur, notre Dieu, sauve-nous ! Une nouvelle fois, tes adversaires se mobilisent contre tes enfants, ils grondent, ils relèvent la tête, trament des complots, conspirent contre ceux qui te suivent. Le monde entier s'allie contre nous, comme autrefois Edom, Amaleq, Moab, Ammon, Philistie, Phénicie et Assyrie. Leurs armes sont aussi redoutables, économie, marché, libéralisme, capitalisme, esclavage, communisme, dictature, ils n'ont aucun respect des droits de l'homme, ils veulent nous faire disparaître de la surface de la terre ! Ce n'est pas la première fois, mais l'échec ne les décourage pas. Seigneur notre Dieu, sauve-nous ! Qu'ils disparaissent, tes adversaires, comme ils furent vaincus autrefois, ceux qui cherchaient notre ruine, comme un fétu s'envole au vent, comme une forêt dévorée par le feu, comme une montagne qui s'embrase ! Que le Mal s'évanouisse à ton souffle, bourrasque et ouragan ! Que la honte couvre tous ceux qui cherchent à anéantir tes enfants, pour que le monde comprenne que toi seul es Seigneur ! |
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| Psaume 84 Quel bonheur auprès de toi, Seigneur, mon Dieu ! Quand je suis loin de ta maison, les heures n'en finissent plus, tout mon être est tendu vers toi. Le moineau et l'hirondelle ont leur nid, le renard son terrier, heureux qui habite près de toi, dans la fraîcheur de tes voûtes et la lumière de ta présence. Quel bonheur auprès de toi, Seigneur, mon Dieu ! Chemin de bonheur, la route qui mène en ta présence. De colline en montagne, de vallon en forêt, de fontaine en ruisseau, sous le soleil et sous la pluie, à travers les instants de joie ou les nuages d'angoisse, je fais route vers toi et ta bénédiction m'enveloppe. Plus loin, c'est l'aventure escarpée, la marche triomphale qui s'acharne à monter vers un dernier promontoire, dressé comme une coupole byzantine. Au delà, comme la promesse d'un autre monde, apparaît une vision de rêve, ultime désir de la vie, ciselure d'argent et de diamant, dentelle ourlée de soleil. Quel bonheur auprès de toi, Seigneur, mon Dieu ! Mieux vaut un jour auprès de toi que mille ans à traîner, à chercher ma satisfaction dans les plaisirs frelatés du monde, dans les trésors qui rouillent, la domination et tant de fêtes tristes. C'est toi, Seigneur, ma joie et ma vie. Quel bonheur auprès de toi, Seigneur, mon Dieu ! |
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| Psaume 85 Loué sois-tu, Dieu de notre délivrance ! Tu viens pardonner le péché des hommes, tu nous sauves de l'esclavage de nos fautes. Tu ne gardes pas rancune, la colère ne t'emporte pas, tu nous fais revenir près de toi, tu viens nous vivifier. Fais-nous voir, Seigneur, la délivrance, la marque de ton amour ! Loué sois-tu, Dieu de notre délivrance ! C'est la paix que tu veux, et non le châtiment, la conversion et non la vengeance. Ton salut est tout proche de ceux qui reviennent de leur folie. Amour et vérité se rencontrent, justice et paix en nos curs, c'est toi notre chemin de bonheur, le but de notre vie ! Loué sois-tu, Dieu de notre délivrance ! |
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| Psaume 86 Seigneur, écoute ma prière ! Regarde-moi avec bonté, car je suis tout petit devant toi, mais c'est en toi que je mets ma confiance. C'est toi mon Dieu, je t'appelle à longueur de journée, en toi seul est ma joie. Tu es pardon, bonté, amour débordant pour tes serviteurs, pour tous ceux qui t'appellent. Quand l'angoisse m'accable, c'est toi qui me sauves. Qui saurait répondre à mon attente ? Loto, télévision, drogue, paradis artificiels ne feront que m'enfoncer dans le malheur. C'est toi qui sauves, l'humanité entière viendra le proclamer, car c'est toi seul qui fais des merveilles ! Je t'écoute, Seigneur, enseigne-moi tes chemins, apprends-moi à marcher près de toi dans la vérité, avec un cur sans partage pour reconnaître ce qui me vient de toi. Je te rends grâce, Seigneur mon Dieu ! Dans ton amour, tu m'as tiré du fond de la détresse, tu m'as arraché à la mort. Des adversaires se sont dressés contre moi, orgueilleux, bouffis de prétention, forcenés et arrogants, des insensés pour qui tu n'existes pas. Mais toi, Seigneur, tu es plein de tendresse et de pitié, lent à la colère, débordant d'amour, de fidélité, de vérité. Ecoute ma prière : que mon cur s'élève vers toi, ma force et mon salut, que mon regard se tourne vers toi, mon espérance et ma joie ! Fais-moi un signe, et tous sauront alors que tu es mon aide et ma consolation. |
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| Psaume 87 Heureux celui qui fonde sa vie sur Dieu ! Ne te vante pas de ton origine, du lieu de ta naissance, de la noblesse de ta famille, de la grandeur de ta ville, de tes mérites, de tes décorations ni de tes diplômes ! Babylone comme New York, Byzance ou Rome, c'est du vent et de la frime ! Tire ta gloire de voir ton nom inscrit dans le livre de vie, d'habiter dans la cité de Dieu, à la lumière de sa présence, d'être né de Dieu et de compter parmi ses enfants ! Heureux celui qui fonde sa vie sur Dieu ! |
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| Psaume 88 Tout est foutu, il n'y a plus d'espoir... Seigneur, au fond du trou, je crie encore vers toi, m'entends-tu ? Mais peut-être que ma prière ne m'intéresse même plus, que mes larmes ne te font même plus d'effet. J'en ai marre, je ne tiens plus le coup, je n'ai que des ennuis, ce n'est plus une vie, je suis un homme fini, liquidé, presque mort et enterré. J'ai beau t'appeler jour et nuit, tu es aux abonnés absents, tu n'as plus l'air de t'intéresser à moi. Laissez votre adresse, on vous écrira... oui, mais alors au cimetière. J'y crois pas ! Si tu es tout-puissant, c'est toi qui m'envoies à la tombe, qui m'ouvres les ténèbres, les abîmes, les précipices où je dégringole ? Je suis ballotté dans la tempête, submergé par les vagues. C'est toi qui éloignes de moi tous mes amis, qui fais de moi une horreur à mon propre regard ? Je suis prisonnier au fond de mon trou, fatigué de lutter, usé par le désespoir, devant les issues murées. Tout est foutu, il n'y a plus d'espoir. Ecoute-moi, Seigneur, pour une fois ! Je crierai mon désespoir et ma détresse jusqu'au bout, même si tu t'en moques ! Et qu'est-ce que tu vas gagner à ma mort ? Vivant, je pourrais chanter ta gloire, ce n'est pas dans un cercueil que je vais me mettre à le faire ? Ce sera trop tard pour un miracle, ça ne mettra pas longtemps que tout le monde m'aura oublié. Et qu'est-ce qui restera de moi ? Une pierre tombale dans un cimetière, et un squelette prêt pour une danse macabre mais plus pour te louer ! J'en ai marre de prier pour rien, de parler sans réponse à un Dieu qui se cache et qui a l'air de me repousser. Ça dure depuis l'enfance, j'ai essayé d'y croire, mais je craque ! Je ne tiens plus le coup sous ta colère que je ne comprends pas, tu m'as complètement démoli par ton indifférence. Ça ne sert à rien de prier un Dieu qui ne répond pas. Je suis cerné par le malheur, je ne m'en sortirai pas. Je n'ai plus d'amis, tu as fait fuir tous mes proches, ma seule compagne, ce sont les ténèbres de la mort. Je te crie ma prière, mais à quoi bon ? Tout est foutu, il n'y a plus d'espoir. |
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| Psaume 89 Sans fin, Seigneur, mon Dieu, je chanterai ton amour, pour toutes les générations j'annoncerai ta vérité. Car tu nous l'as promis : l'amour est plus fort que les cieux, indestructible comme le firmament. Tu as fait alliance avec nous, nous sommes ton peuple et tu es notre Dieu pour toujours. Tu l'as promis autrefois à David, ton serviteur, tu lui as donné le trône et la lignée. Sans fin, Seigneur, mon Dieu, je chanterai ton amour, pour toutes les générations j'annoncerai ta vérité. Qui pourrait se comparer à toi, sur la terre et dans les cieux ? Qui oserait s'égaler à toi, parmi tes familiers ? Tu es redoutable, tout-puissant en amour, terrible pour ceux qui te repoussent. Rien n'échappe à ton pouvoir, tu as fixé la course du soleil et la ronde des étoiles, tu maîtrises les colères de la mer, tu apaises les flots en fureur, tu fais germer les grains et gonfler les raisins. Tu as créé l'univers et tout ce qu'il contient, de l'orient à l'occident et du nord au midi, les montagnes et les vallées, les neiges de l'Hermôn, le mouvement du Jourdain, le Tabor, le Caucase, la mer Morte... Le monde entier crie de joie devant ta puissance, ton trône est fondé sur la Justice et le Droit, sur l'Amour et la Vérité. Heureux le peuple de tes enfants, qui marche à ta lumière, qui crie de joie à l'ombre de tes ailes. Sans fin, Seigneur, mon Dieu, je chanterai ton amour, pour toutes les générations j'annoncerai ta vérité. Jadis, tu as conclu une alliance avec ton serviteur David, tu as choisi un enfant pour en faire ton messie, tu l'as consacré par l'onction. Tu l'as rendu fort devant ses adversaires, il a triomphé de tous les dangers, son pouvoir s'est affermi, tu en as fait le premier parmi les rois de la terre. Tu lui as promis alliance éternelle, à lui et à ses fils, même s'ils ne suivaient pas tes commandements, même s'ils reniaient ta loi. Car tu es fidèle et tu ne peux te renier toi-même, ni profaner ta promesse. Et pourtant, tu as rejeté celui que tu avais choisi, tu l'as puni pour ses reniements, son trône s'est écroulé, ses murailles se sont effondrées, ses palais sont en ruines, son trésor est pillé, sa couronne piétinée, son épée brisée, son sceptre fracassé, il est devenu la risée de tous ses ennemis, la honte de son peuple. Sans fin, Seigneur, mon Dieu, je chanterai ton amour, pour toutes les générations j'annoncerai ta vérité. Souviens-toi de ta promesse, Seigneur, mon Dieu. Ton peuple n'est-il pas assez puni ? Ne te cache pas davantage, éteins ta colère, pardonne notre péché, sauve-nous du néant. Où est ton amour, Seigneur, mon Dieu ? Arrache-nous à l'insulte et à la mort. Tu l'as juré, tes serviteurs mettent en toi leur confiance, béni sois-tu pour l'éternité ! Sans fin, Seigneur, mon Dieu, je chanterai ton amour, pour toutes les générations j'annoncerai ta vérité. |
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| Psaume 90 Seigneur, tu es notre refuge pour l'éternité. Tu es avant toutes choses et rien n'existe sans toi, la terre et le ciel, les étoiles, les montagnes et l'herbe des champs. C'est toi qui appelles à la vie, c'est toi qui accueilles le mortel à la fin de ses jours. A tes yeux, mille ans sont comme un jour, comme une heure de la nuit. Au soir, arrive le sommeil, au matin, tu redonnes la vigueur, comme l'herbe qui pousse après la pluie et qui flétrit de nouveau le soir venu. Tu nous remets en face de nos actes, nous mériterions colère et fureur, et notre vie s'étiole dans la peur comme un soupir. Nos années sont peu de chose, peut-être quatre-vingts si notre vigueur ne nous a pas abandonnés, mais nous les vivons trop superficiellement et elles s'envolent trop vite. Mais si nous revenions près de toi, nos jours nous feraient connaître la sagesse, nous serions rassasiés de ton amour dès le matin, nous serions dans la joie et la paix tout au long de nos jours, sans crainte du malheur et du châtiment Seigneur, que ta splendeur nous illumine, que ta douceur nous accompagne, pour que nous passions notre vie dans le bonheur de vivre en ta présence. |
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