
| Psaume 31 Tu es mon abri, Seigneur, je ne crains pas la honte ! Ecoute ma prière, délivre-moi, sauve-moi. toi, mon rocher, mon rempart, ma forteresse. On m'a tendu un piège, mais j'ai mis ma confiance en toi. Guide mes pas, sauve-moi, tire-moi des filets de mes adversaires. En tes mains, je remets mon esprit : toi qui détestes les idoles et ceux qui les servent, toi qui connais ma misère et mes angoisses, ne me laisse pas aux mains de ceux qui veulent ma perte et je chanterai de joie pour toi ! Mais pour l'instant, plus rien ne va, détresse et angoisse m'assaillent, l'adversité est mon lot quotidien. Mes adversaires ont vomi contre moi médisances et calomnies, et tout le monde a cru ! Je suis devenu un objet de scandale, je fais le dégoût de mes voisins et de mes amis. je ne suis plus qu'un rebut qu'on évite, quand on me croise dans la rue, on change de trottoir. Jour et nuit, je suis plongé dans l'affliction, les soupirs et les larmes, plus personne ne vient me voir, je meurs de solitude, ma vigueur et mon courage se sont enfuis. Mais c'est faux, tout ça ! C'est un complot honteux, ce ne sont que racontars, calomnies, rumeurs, diffamation ! On veut m'éliminer, et si tu ne m'aides pas, ils vont y arriver ! Toi, au moins, Dieu de vérité, ne te range pas aux côtés des menteurs ! Moi, je veux te garder devant moi, mon seul refuge. Ma vie est entre tes mains, sauve-moi ! Délivre-moi des mains hostiles qui s'acharnent contre moi, fais honte à mes accusateurs, honte au mensonge, à l'insolence, à l'arrogance et au mépris ! Je ne doute pas de toi, de ta bonté qui console. Parfois j'ai peur d'être tombé trop bas pour être encore sous ton regard, mais je suis sûr que tu écoutes ma prière. Alors je pourrai te bénir, quand tu m'auras tiré des intrigues, loin de la guerre qu'on me mène. Alors je pourrai soutenir le courage de ceux qui luttent : "Aimez le Seigneur, tous ses fidèles, il garde ses enfants avec loyauté ; courage, ne perdez pas l'espoir, vous tous qui espérez en lui !" |
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| Psaume 32 Heureux celui dont le péché est pardonné, dont la dette est acquittée. Heureux l'homme à qui le Seigneur efface ses torts, dont l'esprit est sans tache. Autrefois, je me réfugiais dans la honte, je ruminais ma faute. J'avais peur de reconnaître mes torts, peur de ta punition inéluctable. Et je me suis rabougri, mon cur est devenu plus sec que la chaume aux pleins feux de l'été. Je n'en pouvais plus de me taire. Je n'en croyais pas mes yeux ni mes oreilles, Toi qui t'enfermes dans le péché, dans la honte, toi qui désespères de Dieu et de toi, écoute mon conseil. Ne t'obstine pas, ne t'entête pas comme l'âne qui ne comprend rien. Le méchant s'enferme dans les tourments, mais le Seigneur délivre ceux qui se tournent vers lui. Le pardon déborde de son cur, abondance d'amour ! Réjouissez-vous, exultez, criez de joie, vous les justes, les curs droits, tous ceux que le Seigneur pardonne avec largesse. |
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| Psaume 33 Criez de joie pour le Seigneur, chantez votre louange, sortez vos instruments, vos guitares et vos flûtes, les grandes orgues et les accordéons, chantez un chant nouveau et de tout votre cur acclamez-le ! Il est droit, le Seigneur, il est juste et bon, sa parole est vérité, son amour emplit l'univers. La création tout entière chante sa gloire, tout existe par sa volonté : sa parole est créatrice, qu'il parle, et tout existe. Que toute la terre soit dans l'admiration, que les hommes s'émerveillent ! Le projet du Seigneur est en marche depuis les origines et rien ne l'arrêtera au cours des âges. Heureux le peuple de ses enfants, qu'il s'est choisi en héritage. Le Seigneur observe son uvre avec bienveillance, il sait ce que font les hommes, il les conseille et les guide. Ce qui sauve les hommes dans leurs entreprises, ce n'est pas l'argent ni les richesses, ce n'est pas l'artillerie, ni l'aviation, ce n'est pas la prétention d'un diplôme reluisant. Le Seigneur seul peut nous préserver de la mort et nous donner la vraie vie. Notre cur attend le Seigneur, notre force, en lui la joie de notre cur. Nous mettons en lui notre espoir, il nous donne son amour. |
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| Psaume 34 Au Seigneur la louange, toujours et partout ! Béni soit le Dieu qui nous sauve ! Cris de joie pour le Seigneur, pour le Dieu d'amour ! Dénuement et fatigue nous guettent, mais le Seigneur nous comble ! Evite le mal, fais le bien, recherche la paix en ton Dieu ! Fidélité et loyauté sont la couronne de Dieu, ses enfants ne manquent de rien ! Goûtez la bonté du Seigneur, heureux qui s'abrite en lui ! Heureux celui qui ne parle jamais pour le mal ! Il vivra dans la paix et la joie auprès de son Dieu ! Joie pour le pauvre que le Seigneur délivre ! Libération pour l'homme : le Seigneur lui donne vie et bonheur ! Magnifiez le Seigneur, chantons son nom ! Ne craignez pas de l'invoquer : celui qui l'appelle ne manque de rien ! Où trouver la vie, le bonheur et la joie ? Près du Seigneur est la consolation pour ceux qui sont abattus ! Qui regarde vers lui trouvera le bonheur et la paix ! Revenez vers Dieu, vous qui faites le mal, car il pardonne ! Salut et pitié pour qui met en lui sa confiance ! Tous, il les garde en sécurité et les protège ! Unique recours, le Seigneur est notre vie ! Venez, vous, ses enfants, écoutez-moi et chantons ensemble la gloire de Dieu ! |
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| Psaume 35 Seigneur, accuse mes accusateurs, assaille mes assaillants ! Viens à mon aide, rassure mon cur, sois mon défenseur. On m'attaque, on me veut du mal, on me tend des pièges sans raison, prends-les à leur propre piège ! Fais leur honte, qu'ils reculent, repousse-les dans les ténèbres, qu'ils s'envolent comme des fétus de paille à ton souffle ! Et je chanterai ma joie d'être délivré ! Mais ils sont toujours là, mes adversaires, ils veulent me dépouiller, ils sont prêts à tout, le mensonge ne les arrête pas, la fausseté et la calomnie non plus, ils produisent des faux-témoins que je n'ai jamais rencontrés, ils me pressent de questions pour me faire tomber, ils me rendent le mal pour le bien ! Autrefois, s'ils étaient malades, je priais pour eux, je jeûnais, vêtu d'un sac, pour leur guérison. Comme un ami, comme un frère, j'étais compatissant. Ils se moquaient bien de moi ! Maintenant, ils se rassemblent contre moi comme des étrangers, guettant ma chute. Seigneur, peux-tu permettre cela ? Combien de temps vont-ils me poursuivre ? Jusqu'à ma mort ? Mais non, je sais que je peux compter sur toi, je chanterai tes louanges ! Ils ne riront plus de moi, finis les clins d'il entre eux, finies les paroles perfides, la haine quand on leur parle de paix. Ne te tais plus, Seigneur, ne reste pas loin de moi, je ne tiens plus le coup sous leurs ricanements. Réveille-toi, fais éclater ta justice, fais triompher ma cause, couvre-les de honte et de confusion, ceux qui rient de mon malheur ! Que les rires et les cris de joie soient pour ceux qui aiment la justice, ceux-ci, avec moi, rediront sans cesse ta louange ! |
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| Psaume 36 Il est tout fier de lui, le méchant, tout fier de son péché ! Dieu ne l'impressionne pas beaucoup, sa parole ne pèse pas lourd devant sa prétention. Il se voit d'un il satisfait, il se flatte, pas de danger qu'il finisse par découvrir ses fautes. Il n'a que la tromperie et méchanceté à la bouche, malice, sarcasmes, humiliation, racisme... Il y pense jour et nuit, il s'obstine, s'enfonce, s'égare dans la mauvaise voie avec délices. Mais toi, Seigneur, tu es amour et vérité, sur la terre et au ciel. Tu es le secours de tes créatures, en toi, ils trouvent un abri. Qu'il est précieux, ton amour, source de délices, de plénitude et de vie, par ta lumière, nous voyons la lumière. Garde-nous toujours en ton amour, que les méchants ne nous surprennent pas et ne nous entraînent pas dans leur chute. |
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| Psaume 37 N'imite pas les méchants, ne les envie pas, ils n'ont pas d'avenir, aussi vite flétris que l'herbe des prés. Ne compte que sur Dieu, mets en lui ta joie, il t'offrira des trésors au-delà de tes rêves les plus fous. Fais-lui confiance, arme-toi de patience, ne lui reproche pas la réussite de l'intrigant, ne t'échauffe pas contre le méchant, car ils disparaîtront. Ne leur souhaite pas le mal, tu ne serais pas mieux qu'eux. Laisse le Seigneur agir comme bon lui semble, et tu verras : plus de place pour les méchants, aux humbles la terre et ses richesses. Quand le méchant complote contre le juste, il a beau tirer l'épée et bander son arc, il sera la victime de sa propre violence. Le bonheur n'est pas dans la richesse, elle n'est pas une chance pour lui, car le Seigneur est la seule vraie richesse, et il connaît nos besoins pour les combler. Les méchants, eux, partiront en fumée, ceux qui gardent tout pour eux sans partager. Laisse le Seigneur guider tes pas, tu seras ferme sur son chemin, il te soutient et ne t'abandonnera jamais. Tu auras près de lui bénédiction éternelle, les justes posséderont la terre, les méchants disparaîtront pour toujours. Le juste partage, il est attentif à son entourage, il murmure la sagesse, il écoute la parole de Dieu, il l'inscrit au fond de son cur. Le méchant le guette, mais le Seigneur le garde. Le méchant aurait beau se dresser comme le sapin ou le cèdre du Liban, il ne tiendra pas, il disparaîtra. Ne t'intéresse pas à lui, ne le crains pas, cherche la perfection, et tu vivras. C'est le Seigneur qui nous sauve aux temps de l'angoisse, il est notre salut et notre refuge. |
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| Psaume 38 Pas la peine de tricher avec toi, Seigneur, oui, tu le sais bien, j'ai péché contre toi. Mais tu m'as puni dans ma chair, ta colère m'a écrasé. Tout mon corps n'est que plaie, souffrance et angoisse. Je tremble de fièvre, mon cur flanche, mes yeux ne voient plus la lumière, mes forces m'abandonnent, je ne supporte plus l'odeur de mes plaies, je reste prostré pendant des heures sans pouvoir bouger, seule ma plainte et mes gémissements franchissent mes lèvres douloureuses. Pas la peine de tricher avec toi, Seigneur, oui, tu le sais bien, j'ai péché contre toi. Mes proches m'ont abandonné, ils ne supportent plus la vue de mes plaies, je leur fais peur, je reste seul, ils se méfient même de moi, ils m'accusent de toutes sortes de crimes pour expliquer ma déchéance, ils m'enferment dans mon malheur et dans la solitude. Pas la peine de tricher avec toi, Seigneur, oui, tu le sais bien, j'ai péché contre toi. Seigneur, toi, au moins, regarde-moi avec bonté, mes fautes sont trop lourdes, pardonne-moi. Longtemps, je suis resté sourd, je ne me suis pas intéressé à toi, maintenant où je devrais me taire par humilité, je t'appelle, Seigneur, c'est toi que j'espère. Si tout le monde me laisse tomber, me méprise ou cherche à m'enfermer, toi, Seigneur, ne m'abandonne pas ! Mon malheur me rappelle sans cesse mes fautes, j'en suis découragé. Si autrefois j'ai cherché le bien, toi aussi rends-moi le bien pour le mal. Ne m'abandonne pas, Seigneur, tu es mon dernier espoir. Pas la peine de tricher avec toi, Seigneur, oui, tu le sais bien, j'ai péché contre toi. Mais j'espère en toi. |
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| Psaume 39 C'est pas juste ! Quand je vois des méchants à qui tout réussit, qui accumulent les succès et les richesses, qui poursuivent insolemment dans la voie de la malveillance, je suis furieux ! J'avais dit : je n'y ferai pas attention, je vivrai dans la fidélité et l'honnêteté, je ne dirai rien, je me garderai dans le silence, mais maintenant je n'en peux plus, c'est la révolte en mon cur ! C'est pas juste ! Quand je vois que le juste est exploité, qu'on se moque de lui à cause de sa modestie, que la maladie et la mort ne l'épargnent pas, je suis furieux ! J'avais pensé : tant pis, c'est le secret de Dieu, s'il a fait les justes aussi fragiles que les méchants, si leur vie est aussi courte qu'un souffle, aussi légère qu'une ombre, mais maintenant, je n'en peux plus, c'est la révolte en mon cur ! C'est pas juste ! A quoi bon la fidélité si je dois m'envoler aussi vite que le méchant ? A quoi bon l'honnêteté si je dois être la risée des menteurs ? Quelle consolation de savoir que leurs trésors s'épuiseront aussi ! Je sais bien que c'est toi qui es à l'uvre, que tu es juste, que tu invites le bon comme le méchant à se convertir, que tu corriges l'homme sans complaisance et dans l'amour... Je me tais, mais je n'en pense pas moins. Garde-moi sur le chemin qui mène à toi. Je ne comprends pas, mais je te fais confiance. |
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| Psaume 40 J'étais au trente-sixième dessous, prisonnier au fond du trou. Le Seigneur m'a tiré du bourbier où je m'enlisais, il m'a remis debout ! Louange à Dieu, ceux qui me connaissent n'en reviennent pas ! Heureux est l'homme qui met sa confiance en Dieu, qui ne se laisse pas égarer par le mensonge ou par l'indifférence. Que de merveilles tu as faites, Seigneur, le monde entier ne suffirait pas à les raconter. Les sacrifices, les privations, les holocaustes et les victimes, tu n'en veux pas. Ce que tu attends de tes enfants, c'est qu'ils fassent ta volonté. Alors, me voici, volontaire de l'impossible, je veux, moi, vivre dans la fidélité à ta volonté, je veux témoigner que tu es bon et que tu fais des merveilles. Je ne chanterai pas du bout des lèvres, je ne cacherai pas ma reconnaissance au fond de mon cur. Car tu es toujours plein d'amour pour moi ! Et pourtant, mes ennuis sont loin d'être finis, je n'en finirais pas d'en faire la liste. Reste près de moi, Seigneur, vite, à mon aide ! Que mes adversaires se ridiculisent, la joie partout et toujours pour ceux qui te cherchent. |
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| Psaume 41 Heureux qui s'intéresse au faible pour le secourir, quand vient son tour se souffrir, Dieu le délivre. Je suis tombé malade. Alors tous mes amis se sont mués en adversaires. On vient me voir, on me fait des sourires, on me parle gentiment. Mais aussitôt sorti, le ton change, la méchanceté fait surface, on chuchote contre moi, on suppute sur ma santé, on m'envoie prématurément au cimetière. Devant moi, ils parlent guérison, mais au dehors, c'est "quand va-t-il mourir ?" ou "il n'en réchappera pas" ! Les autres chuchotent, parlent de cancer, de métastase ou encore de SIDA, en murmurant, comme si les mots leur brûlaient les lèvres, comme si le fait de les dire allait leur porter malheur. Même mes meilleurs copains m'ont abandonné. J'ai prié le Seigneur, j'ai reconnu mon péché. Et le Seigneur me soutient sur mon lit de douleur. Toi, Seigneur, fais-moi relever ! Puisque tout le monde m'a enterré et se partage mon héritage, rends-moi la santé, je leur paierai leurs paroles mielleuses ! Soutiens-moi sur mon lit de douleur, ainsi je saurai que tu m'aimes, et mes ennemis n'auront pas le dernier mot. Béni soit Dieu dans les éternités. Amen ! Amen ! |
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| Psaume 42 Comme une biche se traîne vers le ruisseau, étouffée sous la canicule, ainsi mon cur te cherche, Seigneur, mon Dieu. Mon âme a soif de toi, quand serai-je enfin devant toi, dans l'éblouissement de la rencontre ? Car aujourd'hui j'étouffe ! On se moque de moi dans le malheur qui m'assaille, on répète "c'était bien la peine", "sa foi ne l'a pas sauvé". Autrefois tout allait bien, j'étais dans la joie. Maintenant par moments je me décourage : et s'ils avaient raison ? Non, je ne veux pas désespérer ! A nouveau je pourrai chanter les merveilles de Dieu. Et si mon cur défaille, si la souffrance m'étouffe, je penserai à toi, mon Dieu, je penserai au Jourdain, à la neige de l'Hermôn, je penserai à la mer ouverte sous les pas de mes ancêtres. Mon Dieu, mon rocher, mon refuge, ne m'oublie pas ! Ne me laisse pas m'en aller vers la mort sous les ricanements et les insultes. Mon cur, reprends courage, qu'as-tu à t'inquiéter ? Espère en Dieu, à nouveau je lui rendrai grâce ! |
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| Psaume 43 Défends-moi, Seigneur, délivre-moi de mes adversaires, perfides et pervers. Tu es ma force, ne me rejette pas, ne me laisse pas partir vers la mort, accablé de sarcasmes. Donne-moi ta lumière, qu'elle me guide vers toi. J'irai jusqu'à ton autel, j'irai chanter ma joie sur tous les tons de la gamme ! Garde courage et espérance, mon cur : à nouveau, je chanterai pour Dieu ! |
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| Psaume 44 Je me souviens du catéchisme de mon enfance... On nous racontait tes merveilles, l'uvre de tes mains... Tu as sauvé ton peuple, tu l'as établi dans le pays. Ce n'est pas son épée ni son arc qui l'ont conquis, ce n'était pas sa victoire, c'était la tienne. Ton peuple te faisait confiance et chantait ton amour. Mais aujourd'hui, c'est fini. Tu nous as rejetés, c'est nous qui reculons, c'est nous qui sommes vaincus, dispersés, humiliés. Nos voisins s'esclaffent en nous voyant, que peux-tu gagner à nous couvrir de honte ? Non, nous ne t'avons pas oublié, nous n'avons pas quitté tes chemins, nous n'avons pas servi des idoles nous n'avons pas rompu ton alliance ! Tu le saurais et nous aurions compris que tu nous abandonnes ! Ne nous laisse plus massacrer, viens à notre aide, réveille-toi, ne nous laisse pas traîner dans la poussière ! Debout, viens à notre aide, n'oublie pas ton amour ! |
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| Psaume 45 Fils d'homme, tu es notre roi ! Tu es beau, béni de Dieu, vaillant, éclatant de faste ! Reste toujours passionné de vérité, de droiture et de justice, mets ta confiance en Dieu, c'est lui qui te donne l'onction, il t'a choisi parmi les hommes pour être son témoin. Ne te laisse pas détourner par le luxe, par les palais d'or et d'ivoire, par la myrrhe et l'aloès. N'oublie jamais qu'il n'est pas d'autre noblesse que celle du cur, d'autre grandeur que la grandeur d'âme, d'autre dignité que de servir. Revêts-toi du Seigneur, il sera ton courage face à l'adversaire, ta force devant l'angoisse, ta vie quand vient la peur. Ma fille, regarde ton avenir. Oublie ta jeunesse, ton peuple, la maison de ton père, Le roi désirera ta beauté, il sera ton bonheur. Oublie les tissus précieux, les brocarts, laisse la joie envahir ton cur. Tes fils seront princes, ton nom traversera les siècles. Oublie les rêves de ton enfance, rêves de puissance, de domination, de faste clinquant, de paillettes, de faux-semblants superficiels et artificiels. Ouvre-toi au Seigneur, il est le vrai bonheur. Et votre amour sera l'image de l'amour invincible de Dieu. |
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| Psaume 46 N'ayez pas peur du déferlement de la tempête, de la grêle et des nuées d'orage, et de la tempête qui menace. N'ayez pas peur du tonnerre qui gronde, de la terre qui tremble ou des torrents en crue, et des volcans de feu. N'ayez pas peur du monde nouveau qui surgit, de la technique envahissante, qui change la face de la terre. N'ayez pas peur du nouveau millénaire, du bogue de l'an 2000, des nouveautés et des incertitudes Car Dieu est notre refuge, notre force ! Réjouissez-vous avec les enfants de Dieu, pour le soleil qui répand sa splendeur, pour la brise qui dit sa douceur, pour ses actions éclatantes, pour l'eau vive jaillie de son cur, pour la paix qu'il nous donne. Car Dieu est notre refuge, notre force ! |
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| Psaume 47 Tout le monde, tapez des mains, criez de joie ! Vive Dieu, notre roi ! Il est venu chez nous, il a choisi d'habiter ici. Il ne s'est pas déguisé en président, en diplômé, en dignitaire, en vedette ou en général. Il s'est installé chez les pauvres et les petits, il a partagé leur vie. C'est lui, le Très-Haut, le redoutable, notre roi ! Tout le monde, tapez des mains, criez de joie ! Vive Dieu, notre roi ! Ne l'attendez pas du côté des palais, des universités ou sur les nuages des cieux. Ne le cherchez pas dans les secrets ou le sensationnel. Il est là, parmi les pauvres et les petits. Sonnez, sonnez, les trompettes, les cors, les orgues et tous les instruments ! Criez l'ovation, les hourras et les acclamations ! Il est là, il est notre roi ! Tout le monde, tapez des mains, criez de joie ! |
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| Psaume 48 Formidable ! Qu'il est grand, notre Dieu ! Il est là, notre force, notre citadelle, il est formidable ! Ils s'étaient ligués, les adversaires de ses enfants, ils se croyaient forts, mais ce fut la panique, formidable est notre Dieu ! Tremblement de terreur, ils ont décampé ! La tempête les a emportés, et nous, nous explosons de joie, formidable est notre Dieu ! L'amour de Dieu est notre forteresse, le rempart de notre cur, les fondations de notre vie ! Formidable ! Qu'il est grand, notre Dieu ! |
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| Psaume 49 Ecoutez-moi, vous tous, écoutez-moi, les grands et les petits, les riches et les pauvres, les ouvriers et les patrons, les paysans et les bourgeois ! Ecoutez-moi et réfléchissez un peu ! C'est bien d'être riche, de faire des bénéfices, de gagner au loto, d'amasser de l'argent. Vous croyez ? Quand viendra l'heure de Dieu, tout l'argent des riches, à quoi va-t-il servir ? Impossible d'impressionner le Seigneur avec un compte en banque, vous n'en aurez jamais assez ! Qui peut chiffrer le prix d'un homme, évaluer la valeur de son âme ? Qui peut s'imaginer signer un chèque pour allonger sa vie, qui peut s'imaginer qu'en payant bien il échappera à la mort ? A quoi bon des châteaux, le luxe et des trésors, la maison du riche sera son tombeau, et que fera-t-il alors de l'abondance de la décoration, du luxe de cercueils somptueux ou de monuments fastueux ? Ne sois pas jaloux, envieux ou inquiet de la réussite du riche. Quand il partira, il n'emportera rien, et l'homme droit qu'il ridiculisait dans ce monde ne craindra plus d'être humilié. Devant Dieu, nous serons tous égaux. |
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| Psaume 50 J'accuse, dit Dieu ! Je suis près de vous, mes enfants, et vous ne voyez rien ! Que je sois bourrasque ou que je sois zéphyr, que je sois le feu ou la source d'eau vive, que je sois levant ou que je sois couchant, vous ne voyez rien ! J'accuse, dit Dieu ! Je vous parle, mes enfants, et vous n'entendez rien ! Que voulez-vous que je fasse de vos sacrifices, de vos efforts ou de vos privations ? Croyez-vous que j'aie faim des chocolats, des bonbons, des viandes de vos jeunes et de votre abstinence ? Que voulez-vous que je fasse de votre goût du martyre, de vos "mon Dieu, je vous l'offre", moi qui vous ai déjà tout offert ? Toute la création est à moi, vous ne pourrez rien faire pour augmenter ma gloire ! Ne venez plus me présenter vos messes, vos prières, vos offrandes ou vos chapelets comme un exploit sportif ! Venez à moi pour me louer gratuitement, pour demander sans réserve au jour de détresse pour remercier dans la joie au jour de bonheur ! J'accuse, dit Dieu ! Je vous écoute, mes enfants, et vous êtes fiers de vous ! Vous récitez mes commandements, mais vous vous en êtes faits d'autres qui vous satisfont mieux ! Vous commentez ma parole, en éliminant les passages qui vous dérangent ! Vous accueillez sans discernement, sous prétexte de ne pas rejeter le pauvre ! Vous donnez une pièce à la quête, et vous fraudez le fisc sans honte ! Vous condamnez à mort les meurtriers, mais vos bouches assassinent par la calomnie ! Et vous voudriez que je me taise ? Revenez à moi, mes enfants ! |
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| Psaume 51 Qu'est-ce que j'ai fait, mon Dieu, qu'est-ce que j'ai fait ! Pardon ! Je suis au fond du trou, je ne suis qu'un salaud. Pitié pour moi, comment ai-je pu faire ça ? Je suis souillé, sali, je me dégoûte. Je le savais pourtant, je savais que c'était mal, et je l'ai fait. Qu'est-ce que j'ai fait, mon Dieu, qu'est-ce que j'ai fait ! Pardon ! Du fond de mon péché, j'ose à peine espérer. Comment descendras-tu au fond de ma bassesse ? Je n'ose plus me regarder dans la glace, je ne supporte plus cette tête de minable. Qu'est-ce que j'ai fait, mon Dieu, qu'est-ce que j'ai fait ! Pardon ! Je plaide coupable, je n'ai pas de circonstances atténuantes. Tu es juste, je le sais, mes torts me condamnent Je baisse la tête, j'ai peur de ton regard. J'ai mérité la punition, j'attends la sentence. Qu'est-ce que j'ai fait, mon Dieu, qu'est-ce que j'ai fait ! Pardon ! Où que je regarde, je ne vois plus que ma faute, le soleil et le ciel, tout ce que j'aimais a perdu sa couleur. La vie n'a plus de goût, je suis enfermé dans la laideur, depuis ma naissance, je m'y suis enlisé. Qu'est-ce que j'ai fait, mon Dieu, qu'est-ce que j'ai fait ! Pardon ! Mais toi tu es tendresse : puis-je encore y croire ? Lave-moi, purifie-moi, oui, je veux y croire, c'est ma raison de vivre. Ne t'éloigne pas de moi, tu es mon seul espoir ! Qu'est-ce que j'ai fait, mon Dieu, qu'est-ce que j'ai fait ! Pardon ! Fais-moi un cur nouveau, lave mon regard, pour que je ne m'enferme pas dans ma déchéance. Rends-moi l'espoir, rends-moi les couleurs de la vie, fais-moi croire en l'avenir, en l'impossible. Qu'est-ce que j'ai fait, mon Dieu, qu'est-ce que j'ai fait ! Pardon ! Fais-moi croire au pardon, rends-moi la joie. Tu ne mets pas ton plaisir dans les sacrifices, les humiliations, la souffrance et la mort, mais dans la conversion. Tu accueilles le cur brisé. Qu'est-ce que j'ai fait, mon Dieu, qu'est-ce que j'ai fait ! Pardon ! J'y crois pas ! Mon cur était plus noir que le charbon, tu m'as rendu plus blanc que neige. A mes propres yeux, j'ai une autre tête ! Qu'est-ce que j'ai fait, mon Dieu, qu'est-ce que j'ai fait ! Pardon ! Je lève les yeux en tremblant. Comment te remercier ? Je suis tout impressionné, j'ai le cur qui bat, l'esquisse d'un sourire sur mes lèvres et les larmes aux yeux. Tu as tout oublié, mon Dieu, tu me fais croire à la vie ! Merci ! |
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| Psaume 52 Tu te crois fort, mais tu as tort ! Tu t'imagines que ta force te donne des droits sur les autres, que tu es fait pour dominer, pour écraser, et tu ne respectes plus rien ! Tu es prêt à marcher sur des cadavres, tu ne t'embarrasses pas de scrupules. Tu rumines le mensonge, l'imposture et la calomnie, tu ne te préoccupes pas des ravages que fait ta parole, aussi meurtrière que tes armes. Tout te réussit, pourquoi t'arrêter ? Parce qu'un jour, peut-être, tu risques d'être victime d'un plus fort que toi. Un jour, tu seras à ton tour détruit, abattu, ruiné, dévasté, écrasé. Un jour, tu seras à ton tour en butte à la calomnie, et on rira de toi en voyant ta chute ! Car le juste sait bien que Dieu est fidèle, mais il ne peut rien pour celui qui donne plus d'importance à sa richesse, pour celui qui compte davantage sur lui-même. Moi, je compte sur Dieu ! Même si je dois rester à jamais inconnu, pauvre et sans considération, même si je dois passer pour un imbécile, même si face à tous ceux qui se moquent des règlements et de tout, je dois passer sans arrêt pour le dindon de la farce. Au moins, je suis fier de moi ! |
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| Psaume 53 Les fous répètent "il n'y a pas de Dieu !" Stupides, ils se font un Dieu à leur image. Un Dieu qui ne les gène pas, qui ne leur fasse pas de reproche, chacun le sien, sur mesure. Comme si ces idoles inoffensives pouvaient faire vivre, et pourtant, tout le monde se lance dans cette voie. Un jour, ils trembleront, ces fous. Car la vie vient de Dieu, et de lui seul ! |
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| Psaume 54 Ils me traquent, ils me pourchassent, mais qu'est-ce qu'ils ont après moi ? Pourquoi m'en vouloir ainsi ? Dieu ne compte pas pour eux, ils ne respectent rien, forcenés de violence, gonflés d'orgueil. Toi, Dieu, ne prends pas leur parti, sauve-moi ! Alors leur projet leur retombera sur la tête, et le monde entier rira de leur acharnement inutile, et moi, je chanterai ton nom, car tu es bon et tu nous sauves ! |
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| Psaume 55 Qui me donnera des ailes comme à la colombe, pour que je m'évade de ce monde de haine ? On m'en veut, on m'attaque de tous côtés, on me charge de crimes que je n'ai pas commis. De partout, on m'insulte, on m'accuse, écoute-moi, Seigneur, défends-moi ! Qui me donnera des ailes comme à la colombe, pour que je m'évade de ce monde de haine ? J'ai peur, l'angoisse me submerge, je craque ! Vais-je continuellement me laisser faire ? C'est moi qui porte plainte, je suis innocent, écoute-moi, Seigneur, défends-moi ! Qui me donnera des ailes comme à la colombe, pour que je m'évade de ce monde de haine ? La ville n'est que violence, discorde, fraude, tyrannie et calomnie, crime pour quelques centimes ou pour satisfaire ses fantasmes, horreur au quotidien. Ecoute-moi, Seigneur, défends-moi ! Qui me donnera des ailes comme à la colombe, pour que je m'évade de ce monde de haine ? Si encore c'était un rival qui m'agresse, je pourrais le comprendre, mais on se dresse ami contre ami, familier contre familier, on se déchire dans sa propre famille ! Ecoute-moi, Seigneur, défends-moi ! Qui me donnera des ailes comme à la colombe, pour que je m'évade de ce monde de haine ? Entends ma plainte, Seigneur, que leur méchanceté les entraîne ! Arrache-moi à la guerre qu'on me fait, au procès inique contre moi, écoute-moi, Seigneur, défends-moi ! Qui me donnera des ailes comme à la colombe, pour que je m'évade de ce monde de haine ? Ceux qui t'ont trahi méritent d'être humiliés, ne les épargne pas ! Ils n'ont plus aucun respect pour toi, ils ont violé l'alliance ! Mais moi, je veux rester fidèle, écoute-moi, Seigneur, défends-moi ! Qui me donnera des ailes comme à la colombe, pour que je m'évade de ce monde de haine ? Ta parole est savoureuse pour le juste mais elle détruit le Mal, ton cur est doux mais il fait la guerre à l'injustice. Moi, je compte sur toi, tu me sauveras, tu m'écoutes, Seigneur, tu me défends ! Qui me donnera des ailes comme à la colombe, pour que je m'évade de ce monde de haine ? |
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| Psaume 56 Je ne sais plus où aller, je suis traqué, on me harcèle jour et nuit. Je suis comme un évadé en cavale, comme un malfaiteur en fuite, qu'on guette et qu'on pourchasse. Ecoute-moi, Seigneur, mon Dieu, je compte sur toi ! C'est une meute qui me poursuit, ils sont sur mes traces, ils épient le moindre bruit pour me surprendre. Je le sais, toi, Seigneur, tu es de mon côté, repousse-les, empêche-les de me prendre. Tu connais mes déboires et tu me délivres, je n'ai plus peur des hommes. Tu me sauves de mes adversaires, et moi je chanterai ton nom ! Ecoute-moi, Seigneur, mon Dieu, je compte sur toi ! |
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| Psaume 57 Il me poursuit sans relâche, je n'ai plus d'abri nulle part ! Toi, Dieu, garde-moi, tu es mon seul recours. J'ai l'impression d'être dans la fosse aux lions, mais c'est pire ! Les lions, c'est son armée, toute une troupe qu'il a lancée contre moi ! Et leurs armes font plus de dégâts qu'une bombe : mensonge et méchanceté, médisance et calomnie, malhonnêteté, diffamation, ragots, rumeur... Il n'aura pas de repos tant qu'il ne m'aura pas attrapé Dieu, ne te laisse pas faire ! Elève-toi plus haut que les cieux, avec les nuées pour manteau, debout sur le soleil ! Qu'ils tombent dans leurs pièges, ceux qui me harcèlent ! Mon cur te chante, Seigneur, mon Dieu, que le monde entier entende mon hymne, que ma voix éveille une aurore de liberté ! Ton amour est plus grand que les cieux ! |
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| Psaume 58 Les leçons, ça suffit ! Vous prétendez être des modèles, des références, vous voulez juger, commander, décider, mais vous vous moquez du monde ! Vous êtes les champions du faux, de la tromperie, de l'arbitraire, vous faites le malheur du monde, il n'y a que vos bénéfices qui vous intéressent ! Vous susurrez des gentillesses avec des voix mielleuses, et vous répandez partout du venin ! Au diable, les gourous de tous genres, faux maîtres sans scrupule qui ne cherchent qu'à égarer, qui n'ont pas d'autre but que de bâtir leur fortune sur la crédulité, d'assurer leur popularité en dominant les faibles ! Que votre voix s'étrangle au fond de votre gorge, et que votre parole s'envole comme la feuille morte ! Et que les honnêtes gens en quête de bonheur se retournent vers Dieu. Il est le seul chemin de joie, il a les paroles de vie ! |
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| Psaume 59 Ils grognent, ils rodent dans la ville, les artisans de mal... Ils s'en sont pris à moi, je me demande pourquoi. Délivre-moi de leurs attaques, Seigneur, mon Dieu ! Je n'ai rien fait, mais ils cherchent à m'abattre. Ils sont partout, ces milices insaisissables, ils portent avec eux le sang et la mort. Ils grognent, ils rodent dans la ville, les artisans de mal... Pas de pitié pour eux, Seigneur ! Débarrasse-nous de ces ouvriers du malheur, qu'ils soient à leur tour pourchassés, traqués ! Détruis le mal qu'ils portent avec eux, que tes enfants habitent en sécurité. Ils grognent, ils rodent dans la ville, les artisans de mal... Ecoute-les déblatérer, mépriser, moquer, leur parole est aussi dangereuse qu'une mitraillette. Ils disent n'importe quoi, il n'y a pas de frein à leur orgueil. Ferme leurs bouches sur leurs blasphèmes ! Ils grognent, ils rodent dans la ville, les artisans de mal... Ils sont toujours en chasse, jamais rassasiés de violence. Mais toi, Dieu de mon amour, ma force, ma citadelle, délivre-moi de ces païens. Aux jours d'angoisse, je t'appelle, tu me délivres, et moi je chante pour toi ! Ils peuvent grogner, roder, détruire, les artisans de mal... Dieu est plus fort que le mal ! |
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| Psaume 60 Nous t'avons oublié, Dieu, nous t'avons délaissé. Nous faisions confiance à nos alliances politiques, à nos ententes économiques, à nos ligues nationales. Nous avons cessé de chercher en toi notre force. Alors toi, aussi, tu nous as laissé tomber : comment nous forcer à accepter ton amour offert ? Nous t'avons oublié, Dieu, nous t'avons délaissé. Tu nous en as fait voir de dures, la terre entière s'ébranlait autour de nous, c'était la déroute, la débâcle, la panique, le désastre. Reviens à nous, réponds-nous, avec toi, nous réaliserons des prouesses ! Nous t'avons oublié, Dieu, nous t'avons délaissé. Alors, partout dans le monde, on entendra ton nom ! France redevenue fille aînée, Occident enfin vraiment chrétien, du Liban à la Mer Morte, tout autour du Jourdain, Palestine et descendants d'Israël fraterniseront, la terre entière sera ton jardin. Nous t'avions oublié, Dieu, nous t'avions délaissé, mais ton amour est sans faille ! |
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